Les dispositifs de lutte contres les violences faites aux femmes pendant le COVID-19

Le contexte particulier de confinement, indispensable à l’endiguement de la pandémie de Covid-19, constitue malheureusement un terreau favorable aux violences conjugales et intrafamiliales: la promiscuité, les tensions, l’anxiété peuvent y concourir.

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Le traitement des affaires de violences conjugales continue d’être assuré par les juridictions, désormais fermées au public pour éviter la propagation du virus. 

Les audiences de comparutions immédiates devraient être maintenues afin de permettre la répression sans délai des conjoints violents. Par ailleurs, les juges aux affaires familiales continueront à assurer le prononcé des ordonnances de protection afin de garantir aux victimes une protection rapide et efficace.

La Garde des Sceaux et Marlène Schiappa, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations l’a rappelé : l’éviction du conjoint violent doit être la règle. La lutte contre les violences faites aux femmes demeure une priorité de politique pénale.

 

Depuis le début du confinement les violences conjugales ont augmenté de 35%.

Le numéro d’appel dédié au Violences Faites aux Femmes, le 3919, voit pourtant le nombre d’appel diminuer. Il peut être difficile de téléphoner quand vous êtes enfermés avec l’agresseur.

Le numéro reste ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h pour offrir écoute et accompagnement aux victimes. (Pour les victimes mais aussi pour les témoins)

 

En cas d’urgence immédiate il faut composer le 17 pour contacter la police et la gendarmerie.

 

 Les victimes de violences peuvent se rendre sur arrêtonslesviolences.gouv.fr, une plateforme ouverte 24h/24, 7j/7 où des policiers et gendarmes sont à votre écoute, par écrit pour plus discrétion, et peuvent prendre les signalements qui lancent les enquêtes et les interventions. L'accès à ce service est gratuit et sans obligation de déclarer son identité afin de garantir l'anonymat. Sous la forme d'un "tchat", le portail permet un échange personnalisé et adapté avec un policier ou un gendarme spécifiquement formé à la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes.
 

 

La secrétaire d’Etat a également annoncé un plan pour assurer des nuits d’hôtel aux victimes afin de les éloigner de leurs agresseurs : «  jusqu’à 20.000 nuitées d’hôtel pour que les femmes puissent fuir l’homme violent  ».

 

Pour finir, il est désormais possible de signaler une situation de maltraitance dans des points d’accompagnements comme les pharmacie en disant «  Masque 19  ». D’autres points seront installés devant certains centres commerciaux en partenariat avec des associations locales, les services de l’Etat et Unibail-Rodamco-Westfield, gestionnaire de centres commerciaux. Ces « points d’accompagnement éphémères » seront installés dans des locaux permettant la confidentialité mais assez vastes pour accueillir les femmes en respectant les mesures barrières.

 

Les personnes malentendantes victimes ou témoins peuvent communiquer par écrit (sms et chat) où par appel visio au 114.

 

De nombreuses structures restent pleinement mobilisées dans le département du Gers pour venir en aide aux victimes.

C’est notamment le cas du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles du Gers, dont l’accueil, l’écoute et l’accompagnement des personnes victimes de violences conjugales constitue l’une de ses principales missions. Pendant cette période exceptionnelle, l’association adapte son activité et toute l’équipe du CIDFF reste mobilisée pour assurer la continuité des différents services.

Le CIDFF assure l’accueil téléphonique du lundi au vendredi de 9h à 17h au 05 62 63 40 75 et par mail accueilcidff32@orange.fr

 

Le Centre de Planification et d'Education Familliale continu à travailler durant le confinement. L'accueil en présentiel ne se fait qu’en cas de strict nécessité en particulier pour les IVG, mais l'équipe reste disponible au 07 86 12 86 63 ou 07 86 12 86 62 pour les suivis médicaux comme l’accompagnement psychosocial qu'ils assurent avec les partenaires.

 

 

Le Numéro Vert Social reste également ouvert pendant cette crise et des professionnels sont à votre écoute pour vous conseiller et vous accompagner au 0800 32 31 30 ou 05 62 67 30 48

 

 

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