L'Anquête

Cette « Anquête » départementale sur l'aide alimentaire est une démarche inédite à l’échelle du territoire national.

Dépasser le « chacun ses pauvres » tout en renforçant les identités de chaque association partenaire, construire un réseau garant de l’équité et de la qualité d’accès aux services et aux droits, agir en concertation et en coopération entre associations solidaires, administrations, collectivités et organismes sociaux ; tels sont les objectifs poursuivis par le GIP GERS SOLIDAIRE depuis les premières rencontres entre le Conseil Départemental et les associations caritatives et solidaires en 2015…


…S’il est une caractéristique forte de notre terroir Gersois éprouvée au travers des 142 personnes rencontrées, des 435 questionnaires, des 62 structures visitées et des 2 708 kilomètres effectués pour ce projet, c’est la volonté d’agir ensemble, de faire corps dans la diversité, de refuser la fatalité, et de combattre les déterminismes...
Dépasser les mots, les discours, les intentions, les représentations, il s’agit ici de construire un modèle pérenne, innovant et territorialement adaptable au travers d’un plan d’action concerté où chacun à une place, où chacun trouve sa place …

 

 


…Tel est le défi de cette « Anquête » et l’objectif du plan d’action.

 

Découvrez le livret de l'Anquête

L'organisation et les Groupes de Travail :

La mise en oeuvre du plan d’action du GIP Gers Solidaire 2020 / 2023 s’organise sur trois niveaux :

 

Une instance de pilotage globale :

Elle se réunira une fois par an, rassemblant :

  • Le conseil d’administration du GIP GERS SOLIDAIRE
  • Un représentant des Restaurants du Coeur
  • Un représentant du CIAS
  • Un représentant des organismes sociaux
  • Un représentant DGAS
  • Une personne concernée de chaque association

4 groupes de travail thématique :

Ces groupes de travail se réuniront quatre fois par an, composés de :

  • Deux animateurs/rapporteurs
  • Un représentant et une personne concernée de chaque association
  • Un représentant du CIAS d’Auch
  • Un représentant de l’UDCCAS

 

 

 

Ces groupes de travail doivent répondre à une feuille de route et définir les indicateurs d’évaluation des actions portées.

 

  • Lancer une campagne interassociative de sensibilisation, de promotion et de recrutement de bénévoles à l’échelle départementale, définir les supports, les messages, et les modalités de prise de contact et d’orientation.
  • Etudier et faire des propositions sur l’accueil des nouvelles formes de bénévolat et d’investissement citoyen « Bénévole d’un jour », afin de capter de nouvelles compétences locales.
  • Valoriser les compétences et encourager les personnes concernées à prendre part à la vie de l’association et de la structure locale :

Un portail internet et une application digitale rassemblant l’ensemble de l’offre sociale locale existante et recensant les besoins et profil de bénévoles.

Des temps de rencontre réguliers entre professionnels et bénévoles à l’échelle locale en lien avec le groupe
Accompagnement et Accès aux Droits (Cf. Commission locale)

  • Favoriser et encourager la présence des professionnels de l’action sociale au sein des associations locales, sur des temps de permanence et/ou de distribution.
  • Proposer des pistes d’amélioration de la lisibilité de l’offre globale des structures locales, en particulier autour de la vêture et des aides financières.
  • Faciliter la mise oeuvre des aides financières et de leur communication (définition du périmètre des dépenses prises en charge, du cadre d’intervention, des procédures, …).
  • Construire un plan de formation en complément de l’offre déjà existante dans les associations pour accompagner la transition vers des formes de distribution. Proposer une logistique d’approvisionnement et de conservation facilitante et concertée pour promouvoir les produits frais.
  • Favoriser la distribution accompagnée plutôt que le colis et encourager les dispositifs en itinérance type Croix-Rouge sur roues. Développer une épicerie sociale itinérante pour promouvoir la démarche.
  • Construire un modèle départemental de sensibilisation aux notions d’équilibre alimentaire destiné aux bénévoles et aux personnes concernées.
  • Développer les ateliers cuisine et insister sur les échanges interculturels et intergénérationnels.
  • Définir avec tous les acteurs de l’aide almentaire des critères départementaux d’accès à l’aide alimentaire par le biais du reste à vivre.
  • Intégrer à ce travail de définition des éléments rentrant dans le calcul du reste à vivre avec une tolérance d’accès prenant en compte le projet de la personne.
  • Proposer et identifier des temps d’échange et de partage, de connaissance entre le champ des professionnels de l’action sociale, des structures et des bénévoles en créant des évènements sur des thématiques.
  • Évaluer l’intérêt et les évolutions souhaitables des commissions territoriales existantes (commissions locales) en intégrant la place des personnes concernées.
  • Distinguer ce qui relève de l’accès aux droits des personnes concernées (étude de situations) de ce qui relève de la cohérence des actions et de l’évaluation locale du besoin (projets locaux).
     

Axe 1 : Améliorer les conditions de distribution et d’accueil

  • Définir un plan d’investissement pluriannuel de réhabilitation et d’amélioration des structures recevant du public.
  • Poursuivre la démarche de définition des tiers lieux solidaires avec l’ensemble des partenaires (associations, collectivités, organismes sociaux).
  • Préciser les règles de soutien financier du GIP et des autres sources de financement.

 

Axe 2 : Les stratégies de collectage

  • Objectiver, clarifier et optimiser les diverses formes de collectes.
  • Définir le besoin en termes de catégorie de produit.
  • Communiquer auprès de la grande distribution, de l’industrie agroalimentaire, du secteur agricole sur les besoins. Faciliter les dons.

 

Axe 3 : La distribution aux structures

Identifier le besoin de distribution et de livraison en prenant encompte :

  • Les questions sanitaires.
  • Les jours de distribution et la localisation des structures.
  • Les nouvelles modalités émergeantes en itinérance (Croix-Rouge sur roues, épicerie sociale itinérante).

Un comité « consultatif des usages »

Il se réunira deux fois par an et il sera composé de :

  • 2 animateurs/rapporteurs
  • 5 personnes concernées (toute associations confondues) 
  • 5 « experts » désignés par le conseil d’administration du GIP Gers Solidaire.

Ce comité indépendant a pour fonction de donner un avis sur les travaux des groupes de travail, d'aider à l’évaluation globale du plan d’action, de communiquer et de promouvoir le dispositif.